Facebook Instagram Email

Du 6 au 11 novembre 2012

ONCE YOU POP THE FUN DOESN’T STOP

Duree 1h

“Imagination is the dynamic space where the countless images which reach the collective consciousness are disposed in narrative formations.”

Franco Bifo Berardi

Once you pop the fun doesn’t stop est un espace occupé. Par la parole d’un conférencier, par une assemblée improbable, agencement composite de personnes et d’objets jaillissant d’une boîte de chips industriels. C’est un problème qui se compose et se décompose sous nos yeux. Une image qui devient dispositif. Une intrigue qui se noue, dans la circulation d’un geste, dans la persistance d’un rythme, dans le cheminement d’une pensée.

La pièce convoque une conférence, une foule polyphonique et Mr Pringles, pour interroger les formes de nos assemblées, les dynamiques de groupe et nos systèmes de croyance. Peut-on apprendre d’un graffiti? Quels sont les problèmes qui nous assemblent? Une chips peut-elle faire office d’hostie contemporaine? Peut-on devenir prisonnier d’une image? Once you pop the fun doesn’t stop est avant tout une enquête, qui plonge ses racines dans le quotidien, et prend la scène pour terrain d’investigation.

  • Mise en scène, chorégraphie et co-conception : Kim Seob Boninsegni & Théo Keiflin
  • Conception, conférence et interprétation : Aurélien Gamboni
  • Avec : Aurélien Gamboni, Camille Poltera, Tim Calame, Elorri Charriton, Tim Endt, Yoan Mudry, Guillaume Vogt, Léo Wadimoff.
  • Ainsi que : Algo, Amélie, Antoine et Antonia, Johanna Blanc, Séraphin Brandenburger, Dorine Aguerre, Thomas Bonny, Roxane Bovet, Elise Buclin, Pauline Carzola, Mathieu Dafflon, Fabien Duperrex, Morgan Duperrex, Lihuen Galli, Simone Holliger, Lauren Huret, David Knuckey, Rémy Lambert, Macmann, Marco, Nanou, Shanna Nurkic, Danaé Panchaud, Dylan Perrenoud, Fanny Poisot, Marion Poisot, Pierre-Antoine Posa, Juliette Rambaud, Maria Adelaida Samper, Bruno Schaub, Nelson Schaub, Sympa, Jorge Valencia, Léonie Vanay, Gaia Vincensini.
  • Création lumière : Antoine Frammery
  • Coordination : Dorine Aguerre, Marion Poisot et Aymeric Tarrade
  • Conception des costumes, décors et accessoires : Fabien Duperrex et Aymeric Tarrade
  • Extrait musical : Kool Thing, Sonic Youth 1990 Goo
  • Base chorégraphique : Hal Hartley, "Simple men", 1992
  • Avec le soutien de la Ville et du Canton de Genève, la Fondation Nestlé pour l'Art, la Fondation Ernst Göhner et de la Loterie Romande.
Aurélien Gamboni

Artiste basé à Genève, Aurélien Gamboni (*1979) développe une pratique artistique d’investigation. Travaillant souvent par collaboration, il réalise des enquêtes de terrain qui se déploient ensuite sous forme d’installations, de textes ou de conférences/performances.

Dans chacun de ses projets, il s’attache à des images ou des fragments narratifs opérant comme des outils de pensée, qu’il emporte avec lui dans ses voyages pour collecter de nouveaux récits locaux entrant en résonance avec ces objets “médiateurs”. Après avoir mené une enquête de longue haleine sur L’escamoteur de Jérôme Bosch et l'”écologie de l’attention”, il développe actuellement avec Sandrine Teixido une investigation sur le maelström <nouveau lien: https://ataleasatool.com> d’Edgar Allan Poe et les politiques de la nature, qui les a conduit du sud du Brésil au nord de la Norvège, jusque dans la région transfrontalière (USA-Canada) des Grands Lacs. Cette recherche a donné lieu à plusieurs expositions et performances dans des institutions (musée, centre d’art, biennale et festival) en Europe, au Brésil et aux Etats-Unis, ainsi qu’à deux pièces au Théâtre de l’Usine

Ancien co-curateur de l’espace d’art indépendant Forde (2006-2008), Aurélien Gamboni a également fait partie du collectif de chercheurs et d’artistes Save as draft (2010-2012) travaillant sur les représentations du changement climatique, et contribué au projet de recherche FNS The Anthropocene Atlas of Geneva (TAAG) de la Haute école d’art et de design–Genève, où il enseigne actuellement.

Kim Seob Boninsegni

Né en 1974 à Séoul (Rep. de Corée), Kim Seob Boninsegni, est de nationalité Suisse et Française. En 1997 il entre à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève en section cinéma, avant de rejoindre l’année suivante le département d’art visuel. A ces années d’études se greffent ses premières expositions et interventions (Alternative Spaces, Kunsthaus ZH, Centre pour l’image contemporaine, GE). Il sort diplômé en 2001 avant de rejoindre le programme d’études du Palais de Tokyo à Paris jusqu’en 2002. A cette période les travaux produits sont essentiellement vidéos, que ce soit sous la forme d’installations (Traversées, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris) ou de vidéos projetées (31e Festival de Rotterdam, Video Trafic – FranceCultures, Viper Festival)

Dès 2005 il se pose la question du refoulé notamment à travers la pratique du dessin. Il plagie alors les productions adolescentes d’alors dont il essaie de se faire un souvenir. Plusieurs séries de dessins ainsi que des sculptures verront le jour (Galerie Guy Baertschi, Sculpture Center, Kunsthaus Glarus, Galerie Harris Lieberman, New Jerseyy Bâle). En parallèle il transforme son atelier de l’Usine – Genève en espace d’exposition (avec Aurélien Gamboni) jusqu’à devenir, de 2006 à 2008 co-commissaire de l’espace d’art Forde.

Il reçoit le Prix spécial de l’Office Fédéral de la Culture à la 9e Biennale de l’Image en Mouvement en 2001, le prix Kiefer Hablitzel en 2003, le Prix Lissignol-Chevalier de la Ville de Genève en 2006 et le Prix Fédéral d’art en 2007.

De manière complémentaire à sa pratique de plasticien, il gère régulièrement des mandats de programmation et écrit sur d’autres artistes pour diverses publications (Kaspar Müller, Prix Manor 2010, Vanessa Safavi, Cahiers d’artistes Pro Helvetia, Fabrice Gygi, Gygi and gas – JRP). Il est en outre, depuis 2009, intervenant extérieur à la Haute Ecole d’Art et de Design, Genève.

Depuis 2010, ses activités tendent à nouveaux à se diversifier, avec plusieurs projets de film ou de performance. Il réalise entre autre, en compagnie de Marie-Caroline Hominal, un spectacle de danse au Théâtre de l’Usine. Empreinte de culture populaire, sa démarche s’inscrit dans une tradition post-moderne imprégnée d’une pensée post-structuraliste. Néanmoins, depuis quelques temps, il tend a mettre en question ce legs en repartant de diverses approches esthétiques afin de les associer à ses recherches personnelles. Pour son travail, Passage(s) il tente d’y rabattre une “esthétique de l’hétérogène”, notamment en lien avec l’adolescence.

Théo Keiflin

Théo Keiflin (*1981) est diplômé de l’École des arts décoratifs et des arts appliqués –Genève (Option expression artistique) et de la Haute école d’art et de design – Genève (art/média et art/action). Il suit actuellement une nouvelle formation d’un an en « Dramaturgie et performance du texte », organisée conjointement par l’Université de Lausanne et La Manufacture – Haute Ecole de Théâtre de Suisse Romande.
Théo Keiflin explore le champ des arts vivants en portant son intérêt sur les approches transversales et pluridisciplinaires. Ces pratiques de la juxtaposition, du métissage, de l’hybridation, sous-entendent la mise en lien et en commun d’une diversité de savoirs et de techniques.  Profondément attaché à ce type de processus, qui suppose la rencontre, l’alliance et le partage des sensibilités, Théo Keiflin cherche à inscrire sa démarche dans des initiatives collaboratives.
En 2009, il fonde avec cinq autres personnes le collectif californium 248. Ensemble, ils élaborent plusieurs performances dont ils assument à la fois la conception, la réalisation et l’interprétation. californium 248 a présenté son travail dans plusieurs lieux tels que la Kunsthalle, Lucerne, la galerie standard/deluxe, Lausanne, la Dampfzentral, Berne, l’espace LiveInYourHead, Genève, le Théâtre de l’Usine, Genève, le Kunstmuseum, Thoune, l’espace d’art contemporain Agent Double, Genève. Il a  aussi participé a de nombreux festivals parmi lesquels : Perform Now, Winterthur, Stromereien, Zurich, Migma Performancetage, Lucerne, Liste 15 (Art Basel), Bâle, ARTUNG !, La Chaux-de-Fond.  Le collectif a reçu plusieurs distinctions pour son travail artistique dont le Prix suisse de la Performance 2011 et le prix d’encouragement pour les arts de la scène Premio en 2010.
Parallèlement à ce travail au sein du collectif, Théo intègre d’autres projets en tant qu’interprète (“Coordonnées de Mythes” de Zofia Klyta-Lacombe, “Fini de rire” de Pamina de Coulon…) ou en tant que metteur en scène / chorégraphe (“Once you pop the fun doesn’t stop” de Kim Seob Boninsegni et Aurélien Gamboni, “PASSAGE(S)” de Kim Seob Boninsegni).