Où sont les gouines?

 

//// EVENEMENT REPORTE A LA RENTREE D’AUTOMNE 2022 ///

Tenez vous au jus !

 

 

 

 

 

En collaboration avec le cinéma Spoutnik <3


Où sont les gouines dans les histoires collectives? En hommage aux militantes que l’on rencontre dans Ce que le sida m’a fait d’Elisabeth Lebovici et Rebel Dykes de Harri Shanahan et Siân A. Williams, nous consacrons un cycle aux mémoires lesbiennes, trop souvent invisibilisées. Pour ne pas oublier, on se rassemble autour de projections et d’une discussion avec l’historienne de l’art et militante, Elisabeth Lebovici. Et, parce que ça fait depuis toujours qu’on en rêve, on vous prépare un dyke bar éphémère plein de surprises. 

 

24 au 27 mars au Spoutnik
Rebel Dykes
Harri Shanahan et Siân A. Williams, Grande-Bretagne, 2021, 82′
en anglais avec sous-titres français

Dyke oooon! Entre images d’archives, animations et interviews-témoignages, Rebel Dykes nous plonge dans le Londres des années 80-90, les manifs anti-Thatcher, les mobilisations gays et lesbiennes pour les personnes atteintes du VIH-sida et les squats. Sur un fond demusique punk et post-punk portés par des groupes sans mec cis comme Tapanda Re, The Gymslips ou encore Poison girls, on suit des bouts de vie d’une famille choisie de gouines radicales qui fréquentaient alors l’un des premiers clubs queer lesbien SM de la city, Chain Reaction. Sa force? La parole donnée à celleux qui ont fait l’histoire lesbienne d’Angleterre, dans toute leur radicalité, leur joie et leurs amours partagés. God save the queers!

 

Films de Su Friedrich
en anglais avec sous-titres français

Le spoutnik nous invite à découvrir une série de films de la réalisatrice Su Friedrich, pionnière du cinéma new yorkais avant-gardiste et lesbien des années 80. Toujours présente par voie textuelle ou orale, Su Friedrich opère un montage méticuleux autour de récits tirés de son vécu, d’images trouvées (foundfootage) et d’images issues d’archives personnelles et familiales. On y découvre des films singuliers et poétiques qui questionnent la formation de nos identités et nos imaginaires collectifs.

 

Rencontre avec Elisabeth Lebovici
date à confirmer

“C’était la première fois que je pouvais rire à ce point-là et faire des vannes sans les expliquer, les justifier, dans un sous-texte partagé. J’ai toujours eu l’homosexualité joyeuse. C’est ce que j’ai trouvé à Act Up. Alors même que nous traversions les pires moments de nos vies.”

  • Gwen Fauchois en entretien avec Elisabeth Lebovici, activiste à Act Up de 1994 à 1997, Ce que le sida m’a fait, p.171

En 2017, Elisabeth Lebovici, critique d’art, journaliste et militante féministe publiait Ce que le sida m’a fait. Cet ouvrage, constitué d’archives, d’entretiens et d’essais, nous raconte le manque créé par la génération d’artistes perdus au SIDA du point de vue d’une survivante affectée. Hommage au militantisme de la communauté queer durant dans les années nonantes à Paris, ces fragments regroupés sont aussi un acte de mémoire à la contribution peu visibilisée mais essentielle des gouines dans la lutte. On se réjouit infiniment d’accueillir Elisabeth Lebovici qui partagera un peu de cette histoire avec nous autour d’un thé.

Crédits image: extrait du film Rebel Dykes de Harri Shanahan et Siân A. Williams, Grande-Bretagne, 2021.