DEAR RIBANE

Duree 60 min
Création internationale (Afrique du Sud)
En collaboration avec SHAP SHAP et le Festival Antigel

TARIF UNIQUE : 12.- 

Dear Ribane

Dear Ribane est un collectif difficile à définir. Le trio de frères et sœurs réenchante la pop-culture et les références musicales ou visuelles commerciales en nourrissant ces imaginaires d’influences extérieures.

Danse, musique, clip, photographie, mode, design, arts visuels : aucun chemin n’est écarté dans un travail en constante réinvention. C’est aussi ce qui permet au collectif de multiplier les collaborations avec des acteurs et des institutions rarement actifs dans le champ culturel ou artistique.

La performance de Dear Ribane combine ces imaginaires. Les influences esthétiques contemporaines sont également alimentées par des références plus anciennes en lien avec l’importance que les artistes accordent au lien familial et au passé qui les construit parfois malgré eux. Alors la chorégraphie hypnotique, parfois étrange mais toujours explosive, fait se rencontrer le pantsula, l’isbujxa et le gwara gwara (danses développées en Afrique du Sud par les communautés noires pendant l’apartheid) avec le hip hop, la danse contemporaine et la mode.

 

EN ORBITE DE DEAR RIBANE

Pantsula – historique

La pantsula est une danse qui émerge dans le contexte socio-économique de l’Afrique du Sud pendant l’apartheid. Dans les années 60, les populations rurales noires sont déplacées de force vers les townships (notamment à Sophiatown et à Alexandra), des quartiers de Johannesburg où différentes ethnies cohabitaient, où le chômage et la criminalité faisaient rage. La culture du pantsula, comme celle du Hip-Hop, se développe à travers une pluralité de facettes revendicatrices, c’est une manière d’exister, une manière d’être. C’est une culture qui a sa mode, sa musique, sa danse, ses codes gestuels, son langage, etc.

Dans les années 60, la pantsula était quasi exclusivement pratiquée par des hommes d’un certain âge qui rivalisaient dans des compétitions de street dance. Progressivement, elle s’impose et est dansée dans toute l’Afrique du Sud. Vers la fin des années 1970, le pantsula, jusque-là pratiqué uniquement par les hommes, va toucher les Sud-Africain.e.s. noir.e.s de tous âges et de tous genre.

La pantsula, c’est danser pour la liberté, pour construire des récits alternatifs à ceux de l’apartheid, c’est de la résistance et du féminisme, comme la capoeira, inventée par les esclaves noir.e.s enchaîné.e.s dans les champs de coton durant l’esclavage.

Pantsula – influences et formes artistiques

Dans la pantsula on retrouve, les fondamentaux gestuels du peuple basotho (les danses Mqaquandga et Marabi), les traces des spectacles de cabarets donnés dans les troquets malfamés de Joburg au début du XXe siècle, les bases du lindy hop du Harlem des années 20, mais aussi l’influence des musiques et films hollywoodiens des années 50, avec version «do it yourself» du tap dance de Fred Astaire (quelques clous plantés dans les baskets et c’est parti) et appropriation stéroïdée du break dance américain des eighties (on parle alors du style sbuhjwa à prononcer «is-bourgeois»).

Les informations ont été puisées dans les sites suivant : A / B / C / D /

Conception et performance: Kokona Ribane, Manthe Ribane, Tebogo Ribane
Création lumière: Gautier Teuscher
Production SHAP SHAP
Coproduction: TU — Théâtre de l’Usine et Festival Antigel
Avec le soutien de Pro Helvetia Johannesburg