RUPTURE

« [L]e racisme n’est ni une affaire d’opinion ni de goût mais un système qui structure l’État, les institutions, et qui a profondément pénétré la société. Qui peut croire que plus de cinq siècles de colonisation – esclavagiste et post-esclavagiste – n’auraient pas entraîné de profondes transformations de la société française [N.D.L.R.: et européenne en général] ? Aimé Césaire a appelé cela “l’effet-retour” du colonialisme, “ça” revient – le racisme des images, des représentations sur les corps, les sexualités, les mentalités, les cultures… –, “ça” contamine la société, même ses mouvements progressistes et donc le monde culturel et artistique. »

– Introduction Décolonisons les Arts !

Durant le premier weekend d’octobre, le TU et la librairie la Dispersion accueillent un premier événement public organisé par le groupe de travail récemment formé autour de la lecture de l’ouvrage Décolonisons les arts !. Principalement consacré à des rencontres entre professionnel.le.x.s de la culture et chercheur. se.x.s, ce groupe de travail s’interroge sur des questions d’anti-racisme et des perspectives décoloniales dans les milieux culturels, notamment en Suisse romande où la plupart des membres sont active.x.s. À l’été 2019, le groupe est composé de Ramaya Tegegne, Manon Russo, Mélanie Pétremont, Hélène Mateev, Léa Genoud, Gemma Ushengewe, Fatima Guinassi-Wegmann.

 

Avec la participation de Laura Nsafou, Pascale Obolo, Marine Bachelot Nguyen, Anna Tjé, Chris Cyrille, Maïté Chénière