Frédéric Le Junter

En 1984, j’ai commencé à construire des instruments (cordes, vents, percussions), avec des objets trouvés, et je me suis aussitôt intéressé à la création des machines mécaniques (1ère série) qui allaient en jouer. J’ai peu à peu constitué un vocabulaire de sons qui m’a conduit à envisager la musique comme un paysage. Invité à exposer, j’ai montré les machines sonores sous forme d’installations automatiques et j’ai aussi donné des concerts en partie improvisé avec mes propres instruments, accompagné par les machines.

En 1992, j’ai réalisé et joué un spectacle d’actions sonores sur un ensemble de machines musculaires : Fabriek. Dans ce projet, j’ai cherché d’autres rapports entre le mouvement du corps et le son; j’ai utilisé les mouvements quotidiens du corps pour générer des sons grâce à des outils, ustensiles, prothèses : le costume à flûtes, le rameur, la brouette.

A partir de 1989, concerts de matières sonores instrumentales acoustiques avec Pierre Berthet.

1992: chansons, faites de bribes de texte assemblées comme des objets trouvés, en conservant les traces et les accidents.

1994: CD en duo avec Pierre Berthet pour le label du CCAM de Vandoeuvre les Nancy,

une partie instrumentale et une partie chanson.

1995: nouvelle série (2ème série) de machines sonores. Dans cette série j’ai joué davantage avec la production aléatoire et visuelle du son. L’ensemble s’est developpé ces dernières années en plusieurs orchestres indépendants: le carillon, les discrètes, l’axe, les grandes berces du Caucase…

création du duo les massifs de fleurs avec Dominique Répécaud (guitare) pour le festival Densités.

création de T.V. Povera ! à l’ ARIAP à Lille.

J’ai utilisé la programmation télévisée des chaines hertziennes diffusée par 12 moniteurs et j’ai projeté des fragments sur les murs au travers de lentilles optiques.  Les images morcellées devenues abstraites recomposaient pour moi une unité inattendue et un nouveau sens.

Balancements: une installation  d’une quarantaine de pendules se balançant en frottant les cordes d’autant de guitares électriques.

La pièce, d’une durée de 30 minutes et préparée par quelques jours de répétition, a été jouée par un groupe d’une douzaine de personnes à Antwerpen (Belgique) puis en France, Belgique, Hollande. Production Villanella.

1997: le s.GAS.p: actions sonores, création pour Musique en Scènes –Grame- Lyon

un groupe de personnes, novices pour la plupart, est invité à jouer une suite d’actions sur une installation composée principalement de 2 rues de guitares et de 2 manèges.

formation du groupe Silent Block, avec Xavier Charles, Jérôme Jeanmart (Jéranium), Stéphane Levigneront pour une musique-matière improvisée, jouée sur des instruments amplifiés et fabriqués à la maison; création en 1997 au festival Musiques Actions de Vandoeuvre les Nancy.

Musique du court-métrage de Kamel Maad: A l’Ombre du Bruit, commande pour le 80 ème Anniversaire de la Bataille de Verdun.

2000: installation de machines à lumières.

Un exemple : mécaniques dessinent dans un bac à sable transparent  posé sur un rétroprojecteur; le dessin se fait en lumière sur l’écran; des trames font apparaitre des tâches de lumière aléatoirement.

Création du solo chansons impopulaires accompagné de mes boites à rythmes mécaniques pour le festival mimi à Marseille.

2001: concert solo de matières sonores improvisées: le moment perpétuel, à partir de petites machines amplifiées (3ème série). Des caméras montrent des gros plans des phénomènes aléatoires.

2004: Jardin – développement de la 3 ème série en une installation automatique, j’associe des machines à lumière pour une présentation au Tri Postal lors de Lille 2004, capitale européenne de la culture. Production Kling Klang.

Performance l’incertitude de la cuisine, une suite d’actions mettant en scène des expériences chaotiques avec des objets, ustensiles, parfois liés au quotidien; une place est laissée à un(e) invité(e). Lors de la création au festival Borderline au Vivat d’Armentières, l’invitée était Carole Perdereau (danse).

Collaborations:

1988: commande de la Cie Angelin Preljocaj d’une machine pour le ballet Liqueurs de Chair

1994: Alain Longuet réalise une vidéo de 15′: l’Appel du Large, à partir de la 1ère série des machines sonores;

http://a.longuet.free.fr/video_apdularge.html

pièce interactive Pixifolies en 1997 pour le festival Images et Sons de Coutances.

Participations au site babiloff.free.fr du collectif initié par Alain Longuet.

entre 1993 et 1998, musiques pour De Commerce et d’Industrie (compagnie théâtrale) à Lille.

1995: musique en duo avec Pierre Berthet du ballet Love is a Stranger pour William Douglas Danse.

membre de l’orchestre Système Friche, dirigé par Jacques Di Donato et Xavier Charles.

Performances avec l’Enveloppe Timbrée (Brigitte Negro, Carole Perdereau : danse, FLJ : son et dessins) en 2000 et 2001.

Bande son pour Ferrailles, et La Cancion du microsillon, films d’animation de Laurent Pouvaret, Production Folimage (Valence).

1995: les massifs de fleurs, duo avec Dominique Répécaud, guitare.

1997-1998, spectacle Los Mansardinos par Alibi Collectief (Pat Van Hemelrijk) à Bruxelles, tournée en Europe et Canada.

1997: silent block avec Xavier Charles, Jérôme Jeanmart, Stéphane Levigneront.

2002: Broccollages, en duo avec Pat Van Hemelrijk; tournée en Belgique, Hollande, Allemagne.

2003:Création du groupe Cosmik Reset avec Christian Laborie, Yves Jeanne, Yannick Herpin, FLJ, Benoit Rullier.

2005: création de machines à lumières pour l’exposition “Ombres et Lumières” Cité des Sciences, La Villette, Paris.

2006: The Making Of, spectacle en trio avec Max Vandervorst, Pat Van Hemelrijck.