L’Édito

©Ruth MUNGANGA

Entre mémoire et futur : une traversée en langages d’amour

Nous ouvrons cette nouvelle demi-saison avec un mélange d’émotion, d’élan et d’amour. L’émotion, d’abord, car nous venons de perdre Michel alias la Momie, doyen de l’Usine, centre autogéré de Genève, disparu en octobre dernier. Michel était bien plus qu’une figure : il était un gardien, un passeur, un homme de liens et de luttes. À lui, nous disons « À nos amours », reprenant le titre de l’album qu’il avait offert il y a quelques années, comme une promesse de résistance douce et de fête collective. Sa présence nous manque, mais son souffle habite encore les murs de ce lieu. C’est en son esprit que nous continuerons à créer, partager et inventer des langages d’amour et de vivre ensemble.

Car c’est bien d’amour, ou plutôt langages d’amour qu’il sera question dans les mois à venir. Comment parler quand les mots manquent ? Comment répondre quand le corps devient parole ?

Nous débutons en janvier avec « JE REMPLIS L’ESPACE ET IL ME RÉPOND » de Mélissa Catoquessa, une plongée sensible dans la rencontre amoureuse, où la danse, la musique et le texte fragmenté tissent un dialogue au-delà des fractures culturelles. Puis, en février, « Corré, bebé » de Gaya de Medeiros & Ary Zara nous transporte dans un futur post-apocalyptique où un couple trans imagine la parentalité. Une réflexion poétique et politique sur le désir d’enfant dans un monde incertain.

En mars, Ali Lamaadli nous invite avec « Passé Composé » à fouiller une mémoire lacunaire, celle d’une correspondance des années 1970, pour interroger les héritages silencieux qui nous traversent. Enfin, en mai, « Just Married » d’Alice Oechslin et Mayara Yamada nous projettent en 2055 dans une comédie autofictionnelle où deux héritier.èrexs tentent de sauver une agence de mariage en pleine déliquescence. Une satire joyeuse des institutions et des rapports Nord-Sud.

Cette nouvelle demi-saison, ce sera aussi des ateliers comme celui mené par Ostensible x La Librairie la Dispersion sur l’anti-validisme, celui d’écriture de poésie créative et accessible avec Star Finch, où le Facile À Lire et à Comprendre devient une contrainte créative pour réinventer une langue poétique et accessible ou encore une initiation sur les pratiques performatives avec Ophélie Mac Coco.

Cette demi-saison est une traversée : entre mémoire et futur, entre corps et texte, entre deuil et célébration. Elle est dédiée à Michel, à ses amours, aux nôtres, et à toutes les manières de faire espace, de répondre, d’inventer des grammaires nouvelles pour habiter le monde, ensemble.

Nous nous réjouissons de vous y retrouver.

À nos amours,
Ruth Munganga –
responsable communication et relation presse

©Ruth MUNGANGA

Entre mémoire et futur : une traversée en langages d’amour

Nous ouvrons cette nouvelle demi-saison avec un mélange d’émotion, d’élan et d’amour. L’émotion, d’abord, car nous venons de perdre Michel alias la Momie, doyen de l’Usine, centre autogéré de Genève, disparu en octobre dernier. Michel était bien plus qu’une figure : il était un gardien, un passeur, un homme de liens et de luttes. À lui, nous disons « À nos amours », reprenant le titre de l’album qu’il avait offert il y a quelques années, comme une promesse de résistance douce et de fête collective. Sa présence nous manque, mais son souffle habite encore les murs de ce lieu. C’est en son esprit que nous continuerons à créer, partager et inventer des langages d’amour et de vivre ensemble.

Car c’est bien d’amour, ou plutôt langages d’amour qu’il sera question dans les mois à venir. Comment parler quand les mots manquent ? Comment répondre quand le corps devient parole ?

Nous débutons en janvier avec « JE REMPLIS L’ESPACE ET IL ME RÉPOND » de Mélissa Catoquessa, une plongée sensible dans la rencontre amoureuse, où la danse, la musique et le texte fragmenté tissent un dialogue au-delà des fractures culturelles. Puis, en février, « Corré, bebé » de Gaya de Medeiros & Ary Zara nous transporte dans un futur post-apocalyptique où un couple trans imagine la parentalité. Une réflexion poétique et politique sur le désir d’enfant dans un monde incertain.

En mars, Ali Lamaadli nous invite avec « Passé Composé » à fouiller une mémoire lacunaire, celle d’une correspondance des années 1970, pour interroger les héritages silencieux qui nous traversent. Enfin, en mai, « Just Married » d’Alice Oechslin et Mayara Yamada nous projettent en 2055 dans une comédie autofictionnelle où deux héritier.èrexs tentent de sauver une agence de mariage en pleine déliquescence. Une satire joyeuse des institutions et des rapports Nord-Sud.

Cette nouvelle demi-saison, ce sera aussi des ateliers comme celui mené par Ostensible x La Librairie la Dispersion sur l’anti-validisme, celui d’écriture de poésie créative et accessible avec Star Finch, où le Facile À Lire et à Comprendre devient une contrainte créative pour réinventer une langue poétique et accessible ou encore une initiation sur les pratiques performatives avec Ophélie Mac Coco.

Cette demi-saison est une traversée : entre mémoire et futur, entre corps et texte, entre deuil et célébration. Elle est dédiée à Michel, à ses amours, aux nôtres, et à toutes les manières de faire espace, de répondre, d’inventer des grammaires nouvelles pour habiter le monde, ensemble.

Nous nous réjouissons de vous y retrouver.

À nos amours,
Ruth Munganga –
responsable communication et relation presse

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