Subversive and Corrosive vital intelligence

Duree 60 min
CRÉATION

Le spectacle propose de révéler sa structure dans un élan double où visible et invisible deviennent des catégories inopérantes mais où les artifices, et les petites mains qui les actionnent, opèrent toujours. En tension entre magie et sorcellerie, entre plasticité et camouflage, entre opacité et transparence, les petites mains dessinent les contours d’une structure qui nous entoure, nous traverse mais ne nous contient pas complètement.

L’action politique, l’image en mouvement, l’architecture qui édifie mais aussi celle qui simule, l’écriture spéculative tant prospective que rétrospective, la spatialisation du son, les arts vivants et les arts visuels s’imbriquent dans une partition dramaturgique composite.

Nous sommes alors dans un univers chargé au maximum où l’on peut dès lors contempler la construction de logiques contingentes mais aussi se permettre de poser des questions toutes simples telles que qui fait quoi et pourquoi ? Qu’est-ce qui motive une action, et peut-on changer une motivation ?

« ce qu’on appelle le « système» ne tourne jamais rond : il faut colmater, boucher les fuites, étendre la signification des règles, faire rentrer une situation un peu inédite dans le rang, faire évoluer les définitions, défaire une possibilité de leur échapper. Nous disons tous et toutes « il faut bien », mais la petite main le dit un peu autrement, elle affirme la légitimité de ce « qu’il faut bien », elle lui dit « oui ». Nommer les petites mains, c’est proposer une différence pragmatique, une différence qu’il faut « faire » parce que le langage du « tous complices, tous coupables » est un poison, et parce que la recherche des « vrais » complices, des « vrais » coupables en est un autre. »

Subversive and Corrosive vital intelligence est le résultat d’une écriture collective à durée indéterminée.
Le spectacle se présentera sous forme d’expérience théâtrale agrémentée d’un dispositif de recherche.

Bianca Benenti Oriol

Bianca Benenti Oriol fait partie du duo d’artistes Real Madrid fondé en 2015. Le collectif se penche sur les constructions sociales et le développement sexuel, principalement en concevant des expositions et des installations visuelles. En référence au club sportif éponyme, leur nom joue avec le concept d’esprit de compétition, les processus de transformation de cette marque en marchandise, ainsi que les notions d’identité et d’individualité. En revendiquant le piratage d’une marque célèbre, RM développe sa pratique là où la politique et l’intimité s’entremêlent. Le spectacle occasionné par le sport est souvent associé par la sphère médiatique au nationalisme, perpétuant une compétition symbolique entre nations. L’intérêt pour le quiproquo et le malentendu a conduit le collectif à choisir un nom qui rend problématique la diffusion et la traçabilité de leur travail sur un moteur de recherche.

www.realrealmadrid.com

Claire van Lubeek

Claire van Lubeek, née en 1990 est une artiste néerlandaise qui vit et travaille à Genève. Depuis 2015, son travail est présenté au sein de la scène artistique suisse notamment lors d’expositions à Harpe 45, Forde, Les Urbaines, 1.1 et Ausstellungsraum Klingental. Van Lubeek finit ses études d’art en 2012 à Rotterdam où elle expose par la suite, entre autres, à Showroom MAMA et TENT. Après cela, elle s’engage également dans une collaboration avec Linda Voorwinde résidente à Lausanne, de 2014 à 2016. Leur pratique commune s’oriente fortement vers la performance, la vidéo, la poésie et le son. Par la suite, l’artiste reprend sa pratique singulière et sculpturale avec son projet Baby Bar, qui nous invite à pénétrer dans le dernier bar ouvert dans un monde dystopique post-apocalyptique. Critiques malicieuses du système capitaliste et de ses représentations, les œuvres de Claire van Lubeek, souvent composées de céramiques, de dessins, d’images et d’objets modifiés, questionnent notre rapport à la fin des temps. En 2018, elle est diplômée d’un Master en Art de la HEAD à Genève et présentera en 2019 une exposition personnelle à Quark, Genève, ainsi que la publication d’une bande dessinée dans le magazine féministe Pétunia.

Gianmaria Andreetta

Gianmaria Andreetta est un écrivain et organisateur né à Lugano et basé à Amsterdam. Sa recherche explore la relation entre parole et action, le moi et le collectif, voix et silence et tente de considérer l’écriture comme un médium généreux, critique dans son élasticité. En examinant les questions d’appartenance, d’autogestion et d’histoires socio-politiques, sa pratique s’inscrit dans un ensemble de conditions incluant la vie politique, familiale, intime et communautaire, et s’étend à différents genres et registres comme le spoken-word, la chanson, la fiction, la fan- et non-fiction, le pastiche, la parodie et la poésie. Gianmaria est diplômé du département des Critical Studies du Sandberg Insituut, Amsterdam, et depuis 2016 il est co-organisateur de How To Show Up ?, un programme qui a pour but de faire se rencontrer le travail d’artistes et d’écrivains pour explorer la performance en tant qu’arrangement social et en tant que mode de publication.

www.showup.how

Juliette Riccaboni

Après avoir joué le premier rôle dans un téléfilm de Nicolas Wadimoff, Juliette Riccaboni intègre la HEAD en section cinéma en 2011. Elle obtient son bachelor en réalisation en 2014 et travaille sur divers tournages en tant qu’assistante réalisation, membre de l’équipe image ou directrice de casting. Elle écrit son premier film hors école Les Îles de Brissogne en 2016 et le réalise en janvier 2018. Technicienne lumière dans les théâtres, c’est dans les coulisses ou entre deux répétitions que Juliette trouve le temps d’écrire des films imprégnés de marginalité sociale et de rêves simples.
Dans ses projets, Juliette questionne la fratrie, les liens intimes qui font le jalon de toute constellation familiale et articule ses récits autour de personnages vulnérables mais solidaires et déterminés.

Melissa Tun Tun

Melissa Tun Tun utilise les moyens de l’art et du son, afin de trouver un sens à la vie au-delà de la reproduction et de la valeur cumulative. Processus d’apprentissage de savoir être ensemble, sa pratique est infiniment éclectique et ne se rend pas compte du concept de contour de disciplines et de champs de recherche. Son activité est une évaluation des systèmes de pensée normatifs, et s’applique à étudier des méthodologies de désobéissance positive et d’effets résiduels significatifs. Tun2 est diplômée de la Gerrit Rietveld Académie (bachelor arts visuels, 2014) et du Dutch Art Institute de Arnhem (master art, recherche et praxis, 2016) pour avoir étudié l’écriture du mouvement (chorégraphie) et le potentiel génératif de la (neuro)plasticité. Ses projets les plus récents ont pris la forme de lecture-performances, de concerts, d’installations vidéo, ainsi que de travail organisationnel et de collaboration. Bien que fréquemment à l’étranger, MTT est basée en Suisse où son travail a été présenté entre autres aux Urbaines en 2014, au Swiss Art Awards (Kiefer Hablitzel) et au Prix Suisse de la Performance en 2016, ainsi qu’au Centre d’Art Contemporain de Genève pendant l’exposition des Bourses en 2018.

http://melissatuntun.ch/

Romain Frezza

Romain Frezza a débuté sa formation à l’ECAV (École cantonale d’art du Valais, Sierre) en arts visuels en 2008. Il y développe un goût pour l’espace qui le pousse vers un cursus en architecture dès l’année suivante. Durant son parcours en architecture à l’EPFL et à l’ETHZ, il suit notamment l’enseignement de François Charbonnet et Patrick Heiz (Made in, Genève) qui marque définitivement son goût pour l’image en général et pour la représentation du projet architectural en particulier. Il reçoit le Friedrich-Stipendienfonds Reisestipendium pour son travail de diplôme – en feu – sous la conduite du professeur Adam Caruso (Caruso St- John, Londres), chez qui il a exploré la mise en scène par le biais du travail des maquettes architecturales. Depuis 2015, il travaille pour le bureau Made in, à Genève.

SD S

SD S (Sanda Stance) est le projet musical solo de MTT. SD S stands for Sanda Stance. Ses pseudo-compositions orientées vers un chaos aléatoire oscillent entre narrations électro-acoustiques, enregistrements hors champs, micro-détériorations et sub-poésie noise. Dans les arrangements de SD S, échantillons lo-fi et circuits analogues s’auto-organisent dans un paysage sonore discontinu qui a pour ultime fonction de prouver la mutabilité spatio-temporelle.

Conception : Gianmaria Andreetta, Bianca Benenti Oriol, Romain Frezza, Claire van Lubeek, Juliette Riccaboni, SD S et Melissa Tun Tun
Direction artistique : Melissa Tun Tun
Scénographie : Romain Frezza
Editing : Gianmaria Andreetta
Créatrice lumière & numérique : Juliette Riccaboni
Costumes : Bianca Benenti Oriol et Claire van Lubeek
Composition sonore : SD S
Administration : MVA
Co-production : TU
Soutien : Ville de Genève, Loterie Romande