Muriel Imbach

Née en 1978 ; formée chez Gisèle Sallin, puis au conservatoire de Lausanne, Muriel Imbach a effectué depuis 2001 de nombreux assistanats et collaborations avec des artistes suisses issus de la danse et du théâtre : Denis Maillefer, Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier, Philippe Saire, Nicole Seiler, Benjamin Knobil Denise Carla
Haas, Yves Burnier, Pascal Francfort, Frédéric Ozier, Jo Boegli, Massimo Furlan, Gianni Schneider, etc. Depuis la création de la compagnie en 2002, son travail se nourrit des mêmes obsessions : faire un théâtre de la suggestion où la poésie des images se mêle au texte, aller à la rencontre de l’intime, triturer le langage et le corps, chercher comment entrer en rapport avec l’autre (comédien ou spectateur) et mettre en danger l’espace sacré de la scène. Elle aime donner à voir des moments uniques, qui, par leur vérité et leur fragilité, ouvrent l’imaginaire du spectateur et le rendent plus attentif à lui-même, au monde qui l’entoure, en d’autres mots, plus humain…
La scène représente pour elle un questionnement perpétuel. C’est un endroit en équilibre précaire où il faut rester vigilant et vivant. Elle est en quête perpétuelle d’autres chemins, d’autres moyens d’expression. Aussi le théâtre est pour Muriel Imbach un laboratoire en constante évolution. Plus le temps passe et plus elle souhaite approfondir son travail avec le corps : les gestes du non-dit, les positions du corps qui nous trahissent, les boucliers, les failles, le rapport entre deux corps qui s’attirent, se repoussent, le langage du toucher, les chorégraphies du quotidien… Ce travail nourrit et influence en profondeur l’interprète et sa façon de raconter. Cette recherche trouve un nouvel élan avec la création de On n’est pas là pour disparaître, travail dans lequel un danseur est intégré pour la première fois.