DÉPENDANCES

Dépendances est consacré à la façon dont les nouvelles technologies ont envahi nos vies, nos manières de bouger et de communiquer. Dépendances réunit un corpus de créations, de performances et de réflexions sur notre rapport aux machines. Alors que Siri répond à toutes nos questions et que le petit robot domestique Buddy est à même de garder nos maisons, de s’occuper de nos enfants en bas âge ou de nos parents vieillissants, sommes-nous prêts à laisser ces machines prendre le relais ?
Entre utopies et addictions, le cycle Dépendances prendra possession de nos esprits et de nos corps afin de mieux les libérer ou les débrancher.

Mais la nuit je ne dors pas
Je voudrais te retrouver

Elli et Jacno, Le téléphone

Alice Berger

Alice Berger (*1986) abandonne ses études de lettres pour enchaîner sur un CFC en ébénisterie avant de se former comme comédienne au conservatoire de Fribourg (2009-2010) puis à l’école de théâtre Serge Martin à Genève (2010-2013).

Actuellement elle participe activement à la création de projets collectifs scéniques et vidéo, notamment On parle bien d’un volatile quelconque avec la Cie dans l’Escalier, Et leurs yeux se rencontrèrent avec la Cie Laktosefrei. Parallèlement à ces différents projets, elle élargit son champ d’action à travers la musique (chant, machines électroniques) et la danse, à la quête de son intégrité artistique.

Avec Claire Forclaz elle fonde la Cie hyper super en 2015 et préparent leur premier projet : HS/MACHINE. Ensemble elles partent explorer la rencontre et les parallèles entre l’humain et la machine en assemblant musique électronique, théâtralité, textes, corps, mots et conquête spatiale.

Claire Forclaz

Claire Forclaz étudie le théâtre à Genève où elle passe par le conservatoire puis l’école Serge Martin. Depuis lors elle a joué sous la direction de Sylviane Tille, Lucile Carré, Camille Giacobino, Robert Sandoz et on l’a vue en performeuse dans les Hors-lits à Genève ainsi qu’au cabaret du Palais Mascotte. Sa recherche artistique s’ouvre actuellement sur la voix, les couleurs et possibilités expressives de la voix. C’est également avec la pratique du dessin et de l’écriture automatique qu’elle vole de plus en plus vers les ressources du présent brut. Elle écrit actuellement une pièce poétique sonore qu’elle jouera en décembre à Genève.

Avec Alice Berger, elle crée la Cie hyper super avec laquelle elles explorent les intersections sonores possibles entre des cordes vocales et des sons électroniques générés par des machines.

Hunter Longe

Hunter Longe, artiste américain né en 1985, vit à Rotterdam et à Genève. Hunter s’intéresse depuis sa sortie du California College of the Arts à l’importance d’une sorte de tradition entre l’art et la science. Sans pour autant imiter l’esthétique du monde scientifique, Hunter Longe s’essaie à faire parler en toute subjectivité les théories quantiques les plus abstraites.

www.hunterlonge.com

Lauren Huret

Lauren Huret, artiste franco-suisse née en 1984, vit à Genève et s’intéresse de près aux systèmes de croyance liés aux
technologies.
Pour elle, rien n’est clair en ce monde : il y a le mystère de la croissance, l’inintelligibilité des supports de communication, le culte de l’information, le secret des flux dynamiques. Lauren concentre en ce moment sa recherche sur les mouvements antitechnologie.

http://www.laurenhuret.com/

Simon Ripoll-Hurier

Simon Ripoll-Hurier (*1985) est artiste visuel et musicien. À la croisée de plusieurs champs, son travail a commencé par se concentrer sur des espaces de production d’images dominantes, comme Hollywood (Translations, 2008-2011) ou Broadway (The Broadway Melody, 2010-2013), mettant en place des mécanismes de traduction et de transposition, comme autant de techniques de détournement ou d’emprunt. Son intérêt pour les techniques de description orale (Périphériques, 2008 ; The Curtain, 2013, avec Myriam Lefkowitz) l’a amené à se pencher sur certaines théories du complot portant sur les formations nuageuses (This Cannot Be Natural, depuis 2012). En 2013, il réalise Dreamland, un film expérimental qui documente le processus de fabrication d’une chanson. Il commence alors à investir le médium cinématographique, dans le cadre d’un projet qu’il développe depuis 2014 (Projet Diana).
Son travail a été montré dans de nombreuses institutions (Le Magasin, Centre national d’études spatiales, Palais de Tokyo, Fondation des Galeries Lafayette, Centre Pompidou-Metz, MAC VAL…), diffusé à la radio (Atelier de création radiophonique, France Culture), intégré dans des collections publiques (Fonds national d’art contemporain, Frac Haute-Normandie, Beaux-arts de Paris, Centre national d’études spatiales). Il a été présenté en Espagne, Écosse, Italie, Bosnie, Corée, au Venezuela, au Cambodge et aux Etats-Unis. Par ailleurs, Simon Ripoll-Hurier joue avec les Agamemnonz, un groupe de surf music instrumental, et a co-fondé *DUUU, une radio d’artistes en ligne.

http://www.simonripollhurier.com

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