Kim Seob Boninsegni

Né en 1974 à Séoul (Rep. de Corée), Kim Seob Boninsegni, est de nationalité Suisse et Française. En 1997 il entre à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève en section cinéma, avant de rejoindre l’année suivante le département d’art visuel. A ces années d’études se greffent ses premières expositions et interventions (Alternative Spaces, Kunsthaus ZH, Centre pour l’image contemporaine, GE). Il sort diplômé en 2001 avant de rejoindre le programme d’études du Palais de Tokyo à Paris jusqu’en 2002. A cette période les travaux produits sont essentiellement vidéos, que ce soit sous la forme d’installations (Traversées, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris) ou de vidéos projetées (31e Festival de Rotterdam, Video Trafic – FranceCultures, Viper Festival)

Dès 2005 il se pose la question du refoulé notamment à travers la pratique du dessin. Il plagie alors les productions adolescentes d’alors dont il essaie de se faire un souvenir. Plusieurs séries de dessins ainsi que des sculptures verront le jour (Galerie Guy Baertschi, Sculpture Center, Kunsthaus Glarus, Galerie Harris Lieberman, New Jerseyy Bâle). En parallèle il transforme son atelier de l’Usine – Genève en espace d’exposition (avec Aurélien Gamboni) jusqu’à devenir, de 2006 à 2008 co-commissaire de l’espace d’art Forde.

Il reçoit le Prix spécial de l’Office Fédéral de la Culture à la 9e Biennale de l’Image en Mouvement en 2001, le prix Kiefer Hablitzel en 2003, le Prix Lissignol-Chevalier de la Ville de Genève en 2006 et le Prix Fédéral d’art en 2007.

De manière complémentaire à sa pratique de plasticien, il gère régulièrement des mandats de programmation et écrit sur d’autres artistes pour diverses publications (Kaspar Müller, Prix Manor 2010, Vanessa Safavi, Cahiers d’artistes Pro Helvetia, Fabrice Gygi, Gygi and gas – JRP). Il est en outre, depuis 2009, intervenant extérieur à la Haute Ecole d’Art et de Design, Genève.

Depuis 2010, ses activités tendent à nouveaux à se diversifier, avec plusieurs projets de film ou de performance. Il réalise entre autre, en compagnie de Marie-Caroline Hominal, un spectacle de danse au Théâtre de l’Usine. Empreinte de culture populaire, sa démarche s’inscrit dans une tradition post-moderne imprégnée d’une pensée post-structuraliste. Néanmoins, depuis quelques temps, il tend a mettre en question ce legs en repartant de diverses approches esthétiques afin de les associer à ses recherches personnelles. Pour son travail, Passage(s) il tente d’y rabattre une « esthétique de l’hétérogène », notamment en lien avec l’adolescence.